L’association à but non lucratif Planetary Society (qui existe depuis 1980) a de longue date montré son intérêt par la planète mars et le domaine du voyage spatial. Elle a annoncé la conception et mise en orbite, il y a 3 semaines, de son voile solaire. Cet élément pourrait équiper un vaisseau spatial et constituer un système de propulsion efficace, en plus d’être économique.

Financé par des membres de cette association, ce projet d’un coût de 4,3 millions de dollars a permis de tester des logiciels, des systèmes mécaniques et des équipements de communications ainsi qu’un matériau pour la voile, qui seront utilisés pour la propulsion de l’engin spatial.

Planetary Society a donc déployé la voile solaire à 700km d’altitude

Il y a trois semaines, Planetary Society a donc déployé la voile solaire à 700km d’altitude, après plusieurs suites de péripéties qui ont donné des sueurs froides aux ingénieurs chargés du projet. Plusieurs défis se sont interposés, en particulier la mise en marche de l’ordinateur de bord. Finalement, c’est par Jason Davis, membre de l’association que la bonne nouvelle a été communiquée sur le site web de la Planetary Society.

Cette voile épaisse de seulement quelques microns est faite d’un polymère très léger, dont les propriétés sont notamment de réfléchir la lumière. La caméra à bord présente des images qui confirment que le déploiement s’est bien déroulé, concluant la mission première de l’association. A présent, c’est le développement de l’engin propulsé qui va solliciter toute l’énergie des ingénieurs, pour un départ prévu en 2016.

Lightsail verra sa première mission se finir ce week-end

Ce projet enthousiasmant s’élève à 4,3 millions de dollars et permet d’envisager de nombreux projets utiles comme l’équipement d’engins spatiaux, le ravitaillement de l’ISS ou encore le suivi d’astéroïdes. La voile solaire a pu ainsi être testée sur sa résistance, mais aussi les différents systèmes mécaniques et logiciels de communication à bord. Lightsail verra sa première mission se finir ce week-end, et quittera l’atmosphère pour s’auto-détruire durant sa descente vers la Terre. Mais le succès de cette mission donne de l’espoir pour des voyages spatiaux moins coûteux et plus flexibles.

Des engins spatiaux propulsés par des voiles solaires pourraient être utilisés pour suivre des astéroïdes et des comètes ou faire des observations des tempêtes solaires, selon les astronomes.

Un dysfonctionnement du logiciel avait entraîné une perte de contact avec le satellite mais les communications ont pu être rétablies le 31 mai avant de retomber en panne pendant plusieurs jours. Une fois un problème de batterie réparé, la Planetary Society a pu transmettre la commande de déploiement de la voile, qui a été confirmée mercredi par les images d’une caméra.