Nous changeons deux fois d’heure à l’arrivée du printemps et en plein automne, une date fixée par la commission européenne et un système adopté dans plus de 70 pays.  Le principe consiste à l’ajustement de l’heure locale officielle dans le but de profiter des heures d’ensoleillement supplémentaires du printemps, et ce jusque l’automne.
Lors du passage à l’heure d’hiver, on recule l’heure de soixante minutes, pour le passage à l’heure d’été, on avance l’heure de soixante minutes. Un processus que tous les ménages effectuent après minuit. Nous gagnons et perdons une heure mais nous pouvons profiter des heures d’ensoleillement et économiser de l’énergie.

L’idée de décaler les heures aux changements de saisons, dans le but d’économiser de l’énergie, fut souligné par Benjamin Franklin (physicien, écrivain et diplomate américain) en 1784, elle a été relancée en 1907 par William Willet (inventeur et entrepreneur britannique) en publiant une brochure sur le gaspillage de la lumière du jour, un système instauré en 1975, au lendemain du premier choc pétrolier.
L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie soutient l’idée et la France réalise environ près d’un milliard de Gigawatt/heures par an, représentant une économie de 100 millions d’euros par an.

Le changement d’heures a un impact sur la santé.

Notre corps est réglé sur un rythme précis pour bien fonctionner, les heures de sommeil, les heures de repas, des éléments indispensables à notre santé. En modifiant les heures, ce rythme est décalé surtout sur les horaires de coucher et de lever ce qui est néfaste pour notre horloge biologique. Notre sommeil serait de moins bonne qualité, nous observons des difficultés pour se concentrer, un appétit perturbé, une accumulation de fatigue, on deviendrait plus irritable.

Le changement d’heure n’a pas un impact positif sur la santé, il est en revanche efficace pour l’économie d’énergie et nous permet de gagner un peu plus d’ensoleillement même si les Français sont majoritairement contre cette pratique (54 %).