14.000 km/h, c’est à cette vitesse que la sonde Messenger va tirer sa révérence. Cela fait maintenant 4 ans qu’elle tourne inlassablement autour de Mercure, cette planète la plus proche du soleil. En faisant ses rondes continuelles autour de la planète, la sonde a pu recueillir de nombreuses informations. Des informations même très importantes comme la présence d’eau sous forme de glace dans des cratères de la planète. Son analyse a permis aussi de réponde à beaucoup de questions que se posaient les scientifiques concernant la formation du système solaire.

Clap de fin

Bien que la mission ait duré bien plus longtemps que prévu et que tous les mystères ne soient pas résolus, il est temps. La sonde n’a plus du tout de carburant, de l’hélium. Elle ne peut donc plus du tout fonctionner. Le résultat est inévitable, elle va s’écraser à l’impressionnante vitesse de 14.000 kilomètres par heure.

Si l’heure exacte n’a pas été déterminé, on sait que le crash aura lieu le 30 avril dans la journée. Le seul regret que l’on puisse avoir c’est que le cratère provoqué par l’explosion de ce petit engin fera un tout de même 15 mètre de diamètre. Il se fera toutefois dans la face cachée de Mercure et ne sera donc pas observable.

La suite est déjà annoncée

L’heure de la fin pour Messenger sonne le début pour BepiColombo. Sous ce nom au allures de série policière se cache la future sonde, réalisée par les agences spatiales japonaises et européennes pour partir à nouveau explorer Mercure. Elle continuera d’analyser de l’espace le sol de la planète pour aller toujours plus loin dans la compréhension du système solaire.