Utilisation d’une empreinte numérique

De nombreux utilisateurs sont victimes de « revenge porn » sur le réseau social Facebook. Réflexion faite par les techniciens du réseau, Facebook propose à ses utilisateurs d’envoyer au préalable les images compromettantes, afin d’empêcher la reprise de partage de la même photo. Des tests sont en cours en Australie sur des utilisateurs qui ont déjà été victimes de « revenge porn ».

Dans un premier temps, l’utilisateur doit contacter la eSafety Commission (la Commission australienne pour la sécurité informatique). Une empreinte numérique sera fusionnée avec les images rapportées. Facebook utilisera ensuite cette empreinte pour identifier et interdire le partage de cette photo sur le réseau, ainsi que sur Messenger et Instagram. Au cas où quelqu’un réussisse à mettre en ligne l’image, elle sera systématiquement effacée.

Dans un post sur Twitter, le responsable de la sécurité chez Facebook, Alex Stamos, a assuré que les techniciens de l’entreprise peuvent élaborer une empreinte numérique inséparable à la photo, quelle que soit la modification effectuée. De ce fait, Facebook peut toujours identifier la photo.

Une lutte de grande ampleur

Auparavant, les torts causés par ces « revenge porn » sont très larges. De plus, les victimes ne peuvent pas faire grand-chose. En effet, elles ne peuvent pas arrêter la propagation de l’image ni la supprimer. Par conséquent, les personnes visées se sentent humiliées jusqu’au jour où la photo a disparu du site. En 2015, l’entreprise Google a réagi contre cette revanche sexuelle en mettant en place un formulaire de déréférencement. Microsoft applique aussi une méthode équivalente sur Bing, OneDrive ou Xbox Live. En 2012, Facebook a déjà pensé à cette initiative en censurant les photos nues.

Depuis 2016, être accusé de « revenge porn » en France peut conduire le malfaiteur à une détention de deux ans avec une amende de 60 000 euros.