Facebook vient de procéder à la fermeture de deux pages sur son réseau social. Il s’agit de « Babylone 2.0 » et « Garde Ta Pêche », deux pages qui publiaient des photos de femmes nues, sans le consentement de celles-ci.

 

Un groupe de 50 milles internaute

Des milliers de personnes sont adeptes de ces pages et les alimentaient des photographies de leurs conquêtes sexuelles. Les images étaient accompagnées de commentaires graveleux. On pouvait des expressions comme « taudis », « avion de chasse » dans le groupe « Babylon 2.0 ». C’est une journaliste du site belge 2 Girls 1 Mag qui a débusqué ce groupe totalement secret avec permis d’entrée. Chrystelle Charlier raconte que ce qui l’a le plus dégoûté, c’est le nombre impressionnant  de 52.000 d’internautes que composent ce forum. La journaliste affirme « Je n’ai eu accès au groupe que 30 minutes avant qu’ils découvrent qu’il y avait des filles ». Elle réussit toutefois, avant de se faire éjecter du groupe, à faire quelques captures d’écrans.

 

Des pages demeurent

Dans l’article publié par Chrystelle Charlier, la journaliste a pris soin de retranscrire un commentaire qu’elle avait relevé dans le groupe « c’est très loin de l’avion de chasse qu’on traque tous, certes, mais du haut de mes 27 ans, je ne pouvais refuser ce taudis de 44 ans, juste pour rajouter une ligne sur le CV. Vieille peau. On ne recule pas devant le défi ». Elle commente « cette superbe citation est accompagnée d’une photo de la victime (…) prise de dos, nue, de toute évidence sans qu’elle s’en aperçoive ». Une autre journaliste de Le Vif est, quant à elle, tombée sur une autre page ; « Garde la pêche », alors qu’elle cherchait les traces de « Babylon 2.0 ». À en croire les journalistes, « Garde la pêche » se rapproche véritablement du « slut-shaming » et du « revenge porn » consistant à publier les images intimes d’une ex petite copine pour se venger.

Suite à la publication des journalistes, Facebook procéda à la fermeture des deux pages. Mais semble t-il que beaucoup de ces genres de page existent toujours sur le réseau social.