Au vu du ralentissement des résultats de la division mobile, son président, J.K. Shin, semblait en mauvaise posture mais finalement Samsung a annoncé lundi le maintien à son poste de celui-ciSamsung avait annoncé une réorganisation de sa direction mais c’est plutôt du côté des lieutenants que des présidents que les changements de poste sont annoncés, maintenant J.K Shin à la tête de la division mobile.

Le top management de Samsung va continuer à être assuré par trois CEO, ainsi que l’entreprise l’avait indiqué l’an dernier. La semaine dernière, le Coréen avait laissé pourtant entendre que J.K. Shin, actuel co-dirigeant de la division mobile, pourrait être démis de ses fonctions dans le cadre d’une réorganisation annuelle, suite aux méventes de l’entité qu’il dirige. Mais au final, celui-ci conservera son poste.

Le dirigeant de la branche mobile maintenu malgré des profits réduits

Plusieurs hauts responsables ont été mutés ou promus lors d’un grand ménage de fin d’année à la direction du groupe sud-coréen, numéro un mondial des smartphones.

Les trois co-directeurs de Samsung Electronics ont en revanche été confirmés dans leurs fonctions, dont J.K. Shin (mobiles), Kwon Oh-Hyun (composants) et B.K. Yoon (électroménager). A son poste depuis 2012, Shin, 58 ans, semblait sur un siège éjectable en raison des méventes des smartphones Samsung, menacés par l’iPhone et ses concurrents chinois.

Une part de marché en baisse sur les smartphones

Vitrine du conglomérat éponyme, la division mobile de Samsung a en effet enregistré sur la période juillet-septembre une chute de 74% de son bénéfice opérationnel, pour un chiffre d’affaires en baisse de 33%. Cette division ne représente plus que 43% du bénéfice opérationnel du groupe contre 76% il y a six mois et sa marge bénéficiaire (7%) est au plus bas depuis fin 2008.

Mais Shin est généralement perçu comme l’artisan du succès récent de Samsung, passé devant Apple et reléguant loin derrière Nokia, Ericsson ou encore Motorola. Shin “a beaucoup contribué à faire de Samsung Electronics le premier fabricant de téléphones portables du monde”, a expliqué un porte-parole du groupe, Lee June. “Nous pensons qu’il doit avoir une chance d’aider (Samsung) à faire un pas supplémentaire dans cette conjoncture changeante”, a-t-il ajouté.

Samsung Electronics a annoncé le mois dernier qu’il allait considérablement réduire son offre pour se positionner sur une gamme moins chère et donc plus accessible dans les pays émergents. L’industriel envisage de réduire d’un quart à un tiers le nombre de smartphones qu’il compte lancer sur le marché en 2015.

L’industriel va fortement augmenter la production de ses smartphones les moins chers, en concurrence avec les modèles chinois de Huawei, Lenovo ou Xiaomi. Il doit à cet effet mutualiser la production de composants des combinés de moyenne et d’entrée de gamme. Selon le cabinet IDC, Samsung reste numéro un mondial mais sa part de marché est passée de quelque 35% en 2013 à un peu plus de 23% actuellement, devant Apple (12%), tandis que les marques chinoises ne cessent de gagner du terrain.