Les éditeurs de jeux vidéo ont l’habitude de proposer chaque année, juste avant Noël, des épisodes inédits de leurs séries à succès et 2015 ne fait pas exception à cette règle, avec de nouveaux “Call of Duty” et “Assassin’s Creed”.

Call of Duty: Black Ops 3

Série phare de l’éditeur américain Activision, “Call of Duty” envoie dans ce nouvel opus le joueur dans le futur, en 2065.

Sous les traits d’un homme ou d’une femme –une première dans l’histoire de cette saga–, la première mission consiste à porter secours à un ministre retenu prisonnier. Mais l’opération tourne mal et le personnage principal finit grièvement blessé. Il survit finalement en voyant son corps profondément modifié grâce à des éléments technologiques qui développent ses capacités.

L’histoire sert surtout de prétexte à un spectacle rythmé, à la mise en scène soignée, qui multiplie les références à l’univers du cinéma. L’accent a été mis cette année sur la coopération et il est possible de parcourir l’aventure avec trois autres joueurs, ce qui la rend bien plus intéressante qu’en solo.

Belle et facile à prendre en main, la cuvée 2015 de “Call of Duty” propose aussi d’affronter d’autres personnes sur internet. Eliminer des ennemis ou atteindre des objectifs permet de gagner des “points d’expérience” afin de débloquer de nouvelles armes par exemple.

Enfin, comme les précédents épisodes estampillés “Black Ops”, une partie de ce volet est consacré à des combats contre des zombies dans une zone confinée et fait appel à des acteurs connus, à l’instar de Jeff Goldblum ou Ron Perlman.

A noter que, sur les anciennes consoles Playstation 3 et XBox 360, le contenu du jeu a été largement amputé et qu’il est notamment privé de l’aventure en solo.

(“Call of Duty: Black Ops 3” – Développé par Treyarch – Disponible sur Playstation 3, Playstation 4, XBox 360, XBox One et PC)

Assassin’s Creed Syndicate

Le Moyen-Age au temps des Croisades, la Renaissance italienne, la Guerre d’indépendance américaine, la Révolution française et maintenant la fin du XIXe siècle à Londres: la saga “Assassin’s Creed” d’Ubisoft continue à jouer avec l’histoire et emmène cette fois le joueur explorer la Révolution industrielle.

En 1868, la capitale anglaise est la plus grande ville du monde et le théâtre d’une lutte pour le pouvoir entre deux confréries: les Assassins et les Templiers.

Jacob et Evie sont frère et soeur et incarnent l’avenir des Assassins. Lui est une tête brûlée, pensant avant tout à se battre et conquérir des quartiers de la cité avec son gang; elle est plus réfléchie et respecte le credo de son groupement à la lettre. Le joueur incarne alternativement ces deux personnages et doit accomplir diverses missions –comme éliminer discrètement un ennemi– pour progresser.

La ville est vivante, même si son double virtuel n’est pas totalement conforme à son modèle réel, et l’aventure est l’occasion de croiser plusieurs personnalités comme Charles Dickens ou Karl Marx.

Pour donner un nouveau souffle à sa série, Ubisoft a ajouté des éléments comme un grappin pour se déplacer plus rapidement sur les toits et des véhicules. La conduite de ces derniers se révèle toutefois confuse et frustrante pour le joueur.

Comme à l’accoutumée, terminer l’aventure demande près d’une trentaine d’heures, sans compter les missions annexes.

(“Assassin’s Creed: Syndicate – Développé par Ubisoft – Disponible sur Playstation 4 et XBox One)