Alors que les jeux vidéos en 3D sont à leur apothéose, une autre tendance plus passéiste fait son entrée dans l’univers du virtuel : le retrogamimg.

Quand les « vieux » refont surface !

Alors qu’on croyait que les gamers les avaient carrément oubliés, les jeux des années 80 et 90 refont surface. Le retrogaming, un anglicisme désignant le fait de revenir aux jeux vidéo d’antan, est de nouveau à l’honneur.

Comme il fallait s’y attendre, bon nombre de nostalgiques sont arrivés à dépenser des sommes faramineuses afin d’acquérir ces vieilles consoles. Récemment, un joueur vient de dépenser 42 000 dollars (36 000 euros) pour un « Family Fun Fitness : Stadium Events », un Super Nintendo datant des années 80.
Mais la frénésie pour le retrogaming ne s’arrête pas là. Un Nintendo World Championship datant du début des années 90, édité en 26 exemplaires uniquement, a fait le buzz sur le Net en 2004 en atteignant une vente record de 100 088 dollars.

Si cette frénésie vous dépasse, sachez que rien qu’en France l’âge moyen d’un gamer est de 35 ans. La nostalgie fait donc son grand retour chez nos gamers, qui ont passé des heures à jouer à ces vieux titres.

Outre la nostalgie des pixels souvent résumés au 2D et pauvre en technicité, la recherche de l’ambiance du passé en est également la raison. Qui ne se souvient pas des fous rires partagés entre amis en tentant de faire exploser ses adversaires dans le fameux « Bomberman » ?

Tout est donc question de fun. Ces joueurs ne sont pas en quête d’exploit, mais tout simplement du sensationnel.

Avec le retrogaming, les jeux sur PC ont également retrouvé un second souffle comme le prouve l’engouement pour le Commodore 64 édité par Amiga ou Atari ST.

Vu leur âge, la trentaine en moyenne, ces jeux sont souvent difficiles à trouver en bon état de marche et encore moins à des prix honnêtes.

La réédition de certains jeux a provoqué une véritable rupture de stock chez les éditeurs : Nes Classic Mini pour Nintendo, Megadrive pour Sega ou encore l’Ataribox pour Atari. Il faut dire que l’histoire se répète pour les éditeurs.