Le géant russe du secteur, très puissant dans le monde russophone mais en perte de vitesse face à l’américain Google, avait déjà averti en début d’année d’un coup de frein lié notamment aux difficultés du marché publicitaire.

Le chiffre d’affaires a en effet progressé de 13% sur un an au premier trimestre, à 12,3 milliards de roubles (215 millions d’euros), contre une croissance de 29% sur l’année 2014 et une prévision donnée début février de 15%. Pour le deuxième trimestre, Yandex, qui continue de se limiter à des prévisions trimestrielles étant donnée “la visibilité limitée” actuelle, table sur une croissance de 9% à 12% sur un an.

“Malgré un environnement macroéconomique difficile, nous avons enregistré une bonne performance en termes de chiffre d’affaires avec une croissance de 14% de la publicité texte sur nos sites”, a malgré tout souligné le directeur général Arkadi Voloj, cité dans un communiqué.

Côté rentabilité en revanche, le groupe a vu son bénéfice net chuter de 21% à 2,1 milliards de roubles (36 millions d’euros) et son excédent brut d’exploitation ajusté de 12% à 3,6 milliards de roubles (63 millions d’euros). Il a expliqué avoir subi en particulier une hausse de ses coûts liée à la chute du rouble face au dollar et à des investissements dans de nouveaux serveurs.

Yandex a par ailleurs indiqué que la part de marché de son moteur de recherches, passée l’an dernier sous la barre des 60%, s’était encore érodée au premier trimestre à 58,6%. Face à la concurrence de Google dont il juge les pratiques déloyales, le groupe russe a saisi en février le gendarme russe de la concurrence qui a ouvert formellement une enquête contre le géant californien.

Yandex lui reproche d’imposer aux constructeurs de téléphones fonctionnant sous le système d’exploitation Android de faire de Google le moteur de recherches par défaut et de leur interdire d’installer avant la vente les applications Yandex.