Pour la première fois aux Etats-Unis, les ventes de CD ont été distancées l’an dernier par le chiffre d’affaires des sites de musique en streaming, c’est-à-dire sans téléchargement, selon des données du secteur.  Cette première confirme la tendance manifeste des mélomanes à migrer en ligne, que ce soit vers les sites de streaming avec musique à la demande comme Spotify et Rhapsody ou les radios sur internet comme Pandora.

Au total, le streaming a généré 1,87 milliard de dollars l’an dernier, contre 1,85 milliard de dollars pour la vente de CD, révèlent les chiffres publiés mercredi par la Recording Industry Association of America, qui défend les intérêts du secteur.

Et cet engouement pour le streaming offre une bouffée d’oxygène à une industrie musicale qui cherche à diversifier ses sources de revenus, face à des ventes de disques en chute libre.

Il s’est ainsi vendu pour 4,86 milliards de dollars de musique l’an dernier, soit une hausse de 2% par rapport à 2013.

Mais le streaming ne fait pas que des heureux: nombre de musiciens et chanteurs estiment que les droits d’auteur qui leur sont reversés par les sites de streaming sont dérisoires. Parmi eux, la toute jeune chanteuse pop Taylor Swift est la critique la plus féroce. L’an dernier, elle a retiré la totalité de son répertoire de Spotify.

De même, l’Islandaise Björk refuse de proposer son dernier album “Vulnicura” en streaming.