Annoncé avec grand fracas il y a quelques mois pour répondre à une directive européenne, le droit à l’oubli de google semble marquer le pas: de nombreux internautes reprochent aujourd’hui à Google de ne pas donner suite à leurs demandes et surtout de diminuer fortement le nombre de déréférencement depuis la rentrée. Face à la grogne des internautes, Google tente de reprendre la main en participant à une série de conférence sur la question.

Le droit à l’oubli: comment ça marche?

Commençons par un rappel: depuis le mois de mai dernier, tous les internautes européens ont la possibilité d’utiliser un formulaire pour signaler à google tout contenu qui leur semble pouvoir être concerné par des clauses menant à un déréférencement. Le gros problème pour Google, c’est que ces demandes ont été très nombreuses … trop peut être même dans le cas français. En effet, on estime que plus de 135 000 demandes sont parvenues au géant américain de la recherche! Face à cet afflux, les demandes suivies de réponses positives semblent avoir diminuées.

Une série de réunion pour faire le point:

Google ne pouvait pas rester muette face à cette grogne et c’est un peu pour calmer les esprits et pour suivre les effets de cette règlementation près de 6 mois après son entrée en vigueur que le groupe de Mountain View a organisé pendant les mois de septembre et d’octobre 2014 une tournée de conférences dans les grandes villes européennes pour venir partager sa vision des choses.

La réunion du 25 septembre 2014 à Paris:

La réunion parisienne s’est tenue au Forum des Images en plein cœur de la capitale. David Drummond, le vice-président de Google en a profité pour souligner que les termes utilisés par les autorités européennes étaient assez peu claires et soumises à de nombreuses interprétations. Il s’est laissé jusqu’au mois de janvier prochain pour rendre un rapport complet sur la question. Google vient ainsi de gagner un peu de temps. Parviendra-t-il aussi à gagner la partie?