Suivie de près par les autorités de protection de la vie privée depuis quelques années déjà, Google se fait à nouveau prendre les mains dans le sac. Mais cette fois-ci, le géant du net se justifie et rassure les utilisateurs d’Android. On vous raconte tout.

Quand votre téléphone Android stocke des données à votre insu !

Comme le journaliste Keith Smith l’a révélé, « Google a accès à des données concernant les localisations et les déplacements des utilisateurs de smartphones sous Android ».

Mais le plus impressionnant, c’est que Google parviendrait toujours à récolter ces informations même si le dispositif de géolocalisation sur le téléphone concerné est désactivé.

C’est le résultat d’un test réalisé par le site Quartz sur différents téléphones avec et sans carte SIM. Pour écarter l’hypothèse que cette collection soit l’œuvre d’une application quelconque, le site a tout simplement désinstallé toutes les applications avant de lancer son test.

Google confirme les faits…

Google de son côté a réagi après cette révélation faite par Quartz, expliquant par l’intermédiaire du site que des données étaient bel et bien collectées à l’insu de l’utilisateur, plus précisément les adresses des antennes des GSM environnantes. La firme de MountainView avoue même que cette collecte de données a été lancée depuis le mois de janvier dernier. Cela fait donc 11 mois que nos smartphones Android révèlent en douce à Google la position de chaque utilisateur.

… Et rassure quant à ces données

Google a toutefois tenu à rassurer les utilisateurs que cette collecte « secrète » avait comme objectif au début d’« améliorer la vitesse et la performance de l’acheminement des messages». Mais le géant américain a ajouté que les informations n’ont finalement pas été exploitées et n’ont même pas été stockées. De ce fait, la collecte prendra donc fin d’ici quelques jours toujours selon les représentants de l’entreprise.

Ce n’est toutefois pas la première fois que Google collecte ainsi des données sans avertir les utilisateurs de smartphone. Et ce genre d’initiative lui a d’ailleurs déjà valu des sanctions, notamment en 2011 de la part de la CNIL puis par l’Union Européenne.