Surveillance des voies ferrées et bâtiments, inspection des parois rocheuses au dessus des voies…: la SNCF va étendre l’utilisation des drones pour la maintenance et la sécurité, avec, à la fin de l’année une flotte en propre d’une dizaine d’engins.

La SNCF teste des drones

“Le drone contribue à la transformation de SNCF au même titre que les applications digitales et les nouvelles technologies et répond aux priorités deSNCF Réseau (gestionnaire d’infrastructure, ex-RFF, NDLR) en matière de coût et d’efficacité de la maintenance”, explique le groupe ferroviaire dans un communiqué publié mardi.

Une équipe de 15 “chercheurs, ingénieurs spécialisés, télé-pilotes confirmés (anciens militaires reconvertis dans les missions civiles)”, gère ces opérations à la SNCF, qui disposera d”une flotte en propre à fin 2015 d’une dizaine de drones”.

L’entreprise les utilise aujourd’hui pour la visite de parois rocheuses situées au-dessus des rails – afin d’éviter l’utilisation complexe de cordages et nacelles – mais aussi pour inspecter les charpentes et toitures de ses gares, détecter les arbres gênants ou dangereux, ou “réaliser un diagnostic rapide après des événements climatiques importants”, comme une tempête.

Surveiller les 30.000 kilomètres de réseau

Les drones servent également à surveiller les 30.000 kilomètres de réseau, et assister les agents de la police ferroviaire (SUGE) dans leurs tournées nocturnes.

Pour 2016, ils visiteront, au premier semestre, plusieurs dizaines de parois rocheuses, effectueront des tournées de diagnostic des caténaires et de la surveillance nocturne, inspecteront des bâtiments, ou encore mèneront des études pour l’implantation de la fibre optique.

Le groupe public poursuivra également les travaux de recherche et développement qu’il mène avec le centre français de recherche aéronautique Onera, pour la conception de drones destinés à la surveillance du réseau ferré, et qui représentent près des trois quarts des 10 millions d’euros investis par laSNCF sur trois ans.