Le patron-fondateur Mark Zuckerberg a en particulier annoncé la réussite d’un premier test en vol au Royaume-Uni pour un drone solaire baptisé “Aquila”, et conçu pour apporter un accès à internet dans des zones reculées.

“Des appareils comme celui-ci aideront à connecter le monde entier, parce qu’ils peuvent servir à un coût abordable les 10% de la population mondiale qui vivent dans des communautés reculées, sans infrastructure internet existante”, a-t-il argumenté dans un message publié sur son compte Facebook personnel.

Facebook réfléchit aux moyens d’apporter internet aux populations n’y ayant pas encore accès, notamment dans des zones peu développées, dans le cadre de son initiative internet.org, à laquelle participent également d’autres groupes technologiques. Mark Zuckerberg avait évoqué dans le passé plusieurs hypothèses pour “connecter le monde depuis le ciel”, et qualifié de domaine majeur de recherche la possible utilisation d’une flotte de drones comme “antennes” internet.

“L’idée consiste à rester au-dessus d’une zone pour plusieurs mois d’affilés, et d’y transmettre un service internet”, a détaillé jeudi Mike Schroepfer, le directeur technologique de Facebook, lors de la deuxième journée d’une conférence organisée par le réseau social à San Francisco pour les développeurs d’applications.

Ce type de conférence est une pratique qui se généralise chez les grands groupes technologiques, qui ont compris que convaincre les développeurs de créer des applications utiles ou amusantes pour leurs appareils ou leurs plateformes était un élément crucial pour leur succès.

Le drone Aquila, qui fonctionne à l’énergie solaire, a une envergure plus grande qu’un avion monocouloir Boeing 737, et pèse à peu près autant qu’une petite voiture, a détaillé Mike Schroepfer. Il pourra se maintenir en vol plusieurs mois à une altitude d’au moins 60.000 pieds (environ 18.000 mètres).

Le géant d’internet Google a un projet un peu similaire, baptisé “Loon”, pour lequel il a déjà effectué des tests en utilisant des montgolfières.

Téléportation

 

Connecter le monde entier à internet est l’une des “missions” affichées de Facebook, mais Mike Schroepfer a aussi exposé aux développeurs une vision dans laquelle d’énormes centres de données permettaient de fournir des services en ligne à la population mondiale, en association avec des ordinateurs devenus suffisamment intelligents pour gérer l’inévitable surcharge de données inondant en conséquence l’internet.

Il a notamment évoqué une percée dans le domaine de l’intelligence artificielle, avec une technologie baptisée “réseaux de mémoire”, visant à permettre aux ordinateurs de reconnaître des images et des vidéos, et de donner du contexte aux mots, leur apportant ainsi la capacité de répondre à des questions relativement sophistiquées.

L’avenir selon Facebook inclut aussi la “téléportation” de ses utilisateurs grâce à la technologie virtuelle d’Oculus, une société rachetée l’an dernier par le réseau social et dont le dernier prototype de casque, Crescent Bay, était présenté à la conférence. Michael Abrash, directeur scientifique chez Oculus, a prédit qu’à terme, la réalité virtuelle saurait incorporer les mouvements du corps de l’utilisateur, ainsi que des objets de son environnement proche.

“Beaucoup de pièces importantes ne sont pas encore en place, mais tout cela sera réglé”, a-t-il assuré, promettant la sortie commerciale d’un casque “d’ici pas trop longtemps”.

Oculus n’a jusqu’ici jamais fixé de date de commercialisation pour son produit-phare.

Le groupe sud-coréen Samsung vend toutefois déjà un casque, Gear VR, adaptable à un de ses modèles de smartphones et basé sur des technologies d’Oculus.

Le groupe japonais Sony fait pour sa part miroiter une sortie en 2016 pour son casque concurrent, Morpheus, qui sera synchronisé avec la console de jeux vidéo PlayStation 4, tandis que Valve et le fabricant taïwanais de téléphones HTC travaillent sur un casque VR appelé “Vive” qui devrait être commercialisé à la fin de l’année.