Airbus à déposé le brevet pour protéger sa trouvaille : un nouvel avion capable de rallier Paris à New-York en seulement 1 heure, il s’agit là d’une grande révolution pour l’avionneur européen.  Le rêve de nombreux voyageurs devrait donc devenir réalité, et avec eux, le rêve d’Airbus de créer un avion ultra-rapide qui atteindrait presque 4,5 fois la vitesse du son.

Mais du rêve à la réalité, le chemin risque d’être encore long, car déposer un brevet n’est pas synonyme d’aboutissement pour l’industriel qui souhaite uniquement protéger ses projets types avant de, peut-être, les concrétiser avant ses concurrents …

Le concept prend son essor au moment où des sociétés comme Virgin Galactic préparent des vols spatiaux à basse altitude.

Mais Airbus a douché tout espoir de voir revenir dans les airs un avion tel que le Concorde, supersonique franco-britannique mis à la retraite en 2003 en raison de coûts opérationnels trop élevés. “Airbus Group et ses divisions déposent chaque année des centaines de brevets afin de protéger leur propriété intellectuelle”, a expliqué un porte-parole de la société dans un email.

“Ces brevets sont souvent basés sur des concepts et des idées de R&D à un état très préliminaire de conceptualisation et toutes les évolutions des brevets ne se transforment pas en technologie ou en produit fini.” En le faisant décoller quasiment à la verticale, les concepteurs du nouveau “véhicule aérien ultra-rapide” espèrent éviter le bruit du supersonique qui avait freiné le déploiement du Concorde en dehors de l’Atlantique nord, qu’il a traversé pendant plus de 20 ans à deux fois la vitesse du son.

L’avion hypersonique décollerait à l’aide d’un moteur aéronautique classique avant que des propulseurs de fusées prennent le relais pour lancer son ascension jusqu’au-dessus de l’atmosphère. Des statoréacteurs, utilisés actuellement dans les missiles, porteraient ensuite l’avion à une altitude d’environ 30 km à une vitesse de croisière pouvant aller jusqu’à mach 4,5 (environ 4.780 km/h), soit 4,5 fois la vitesse du son.

Les turbopropulseurs seraient ensuite remis en marche pour l’atterrissage de l’avion.

Lors de l’annonce d’un projet similaire en 2011, Airbus Group, qui s’appelait alors EADS, avait estimé le délai d’une éventuelle mise en service d’un tel avion à 30-40 ans.

Airbus dit travailler à deux projets d’hypersoniques, avec des partenaires japonais pour le premier et russes et australiens pour le second, dans l’objectif d’atteindre des vitesses s’approchant de mach 6.

Voici une vidéo de PatentYogi pour imaginer à quoi pourrait ressembler cet avion hypersonique :