La comète Tchourioumov-Guérassimenko (67P) que suit la sonde Rosetta ne sent vraiment pas bon, si l’on en croit le “nez” de la sonde européenne. La comète aurait donc une odeur entre l’oeuf pourri et une fin de soirée alcoolisée !

La comète de la sonde Rosetta dégage une odeur pestilentielle

Comment le sait-on que cette comète dégage une odeur aussi insupportable ? Grâce à Rosina, le spectromètre installé sur la sonde et qui lui sert de nez. Kathrin Altwegg, ingénieure en charge de l’instrument Rosina l’explique très bien “Le parfum de la comète Tchourioumov-Guérassimenko est plutôt fort, avec une odeur d’œufs pourris (hydrogène sulfuré), d’écurie (ammoniaque) et l’odeur âcre, suffocante du formaldéhyde“. Mais d’autres éléments plus intéressants pour la science ont été découvert sur cette comète comme de l’eau, du monoxyde de carbone, du dioxyde de carbone, de l’ammoniaque, du méthane, du méthanol, du formaldéhyde, du cyanure d’hydrogène, du dioxyde de soufre, et des dizaines d’autres éléments minéraux “Tout ça fait un mélange extrêmement intéressant d’un point de vue scientifique pour étudier l’origine des matériaux de notre système solaire, la formation de notre Terre et l’origine de la vie” ajoute Kathrin Altwegg.

Le parfum de la comète Tchourioumov-Guérassimenko est plutôt fort, avec une odeur d’oeufs pourris (hydrogène sulfuré), d’écurie (ammoniaque) et l’odeur âcre, suffocante du formaldéhyde“, décrit encore Kathrin Altwegg “Tout ça mélangé avec l’arôme d’amande amère du cyanure d’hydrogène“. “Ajoutez un relent d’alcool (méthanol) à ce mélange, associé à l’arôme vinaigré du dioxyde de soufre, et un soupçon du parfum doux et aromatique du sulfure de carbone, et vous arrivez au ‘parfum’ de votre comète“, explique Kathrin Altwegg.

La sonde Rosetta va suivre la comète dans son parcours vers le soleil, en août 2015. En novembre, l’ESA fera atterrir sur le noyau de la comète un robot laboratoire, Philae, une première dans l’histoire de l’exploration spatiale.